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EURL E-CHOPPES
Des anciens de Saint-Jo réagissent au film.... monté au public le 13 juin 2010, le jour des festivités de départ des Feuillants
Quel crédit peut-on donner à ce film, qui ressemble plus à un diaporama-fiction qu’à un véritable film sur l’histoire de Saint-Jo de 1854 à 2010 ?
La formidable aventure éducative, humaine, spirituelle qu’a été Saint-Jo, peut-elle se résumer à ce parti pris d’images, de portes fermées, de couloirs vides, de bâtiments vétustes ? Un patchwork pas très cohérent.
L’histoire de Saint-Jo peut-elle s’identifier avec ce parti-pris des auteurs du diaporama, de choisir l’ambiance d’un enterrement, de funérailles, pour dire plus de 150 ans d’enseignement catholique de très bon niveau. La séquence avec lechant du « De profundis » est révélatrice de cet état d’esprit.
Ce qui est gênant, c’est l’aspect réducteur du diaporama, comme s’il s’agissait d’évacuer cette histoire, la faire imploser, comme le suggère la dernière image. Ce qui est privilégié c’est le vide.
Une histoire d’un bâtiment qui se serait vidé de tout élan pédagogique, de tout enthousiasme, et dont finalement le spectateur attend avec soulagement, la destruction
.
Nous sommes si loin, de l’histoire enthousiasmante de ces centaines d’éducateurs, qui ont formé des générations de chrétiens responsables. Plusieurs visages sont soignés esthétiquement, comme la Vierge qui apparaît en haut de l’escalier. Mais cette esthétique est au service du même vide, d’un regard noir qui tombe sur cette histoire.
Comme toute histoire éducative, il y a ombre et lumière,nuit et jour. Les auteurs ont choisi la nuit, l’obscurité comme le prouve le peu de lumière des séquences extérieures. Sans doute, les auteurs ont voulu démontrer et faire passer leur message que Saint-Jo est trop vieux, malade de la décrépitude de ces bâtiments, pour croire à un avenir radieux, à un possible avenir.Comme à un enterrement, le spectateur ressort la mine triste, abattu et en même temps conscient, que ce qui lui est montré n’est qu’une fiction maladroite, orientée et finalement peu représentative de la formidable aventure qu’a été Saint Jo.

Film vu et commenté par François LEROUX, un ancien de Saint-Jo, journaliste de télévision, auteur de 25 documentaires diffusés sur France 2.


Note de la rédaction :

Un album de photos des Feuillants de 20 pages a été tiré du film, il en ressort la même impression. L’album «les Feuillants 2010», a été envoyé à l’Amicale à l’occasion de cette dernière journée aux Feuillants.