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EURL E-CHOPPES
Dimanche de Laetare 2009
Le père Joseph GILBERT nous a fait un bel exposé
en trois points, reprenant en fait trois phrases tirées des
lectures du jour.
- Moïse et le serpent d’airain : c’est cette image un
peu curieuse de ce serpent élevé de terre, qu’il suffisait
de regarder pour échapper à la mort certaine due à la
morsure de serpents venimeux. Il nous faut faire ici un
rapprochement avec le début de la Genèse. En effet, le
serpent a été au départ la cause de l’entraînement au
péché de l’homme et donc au mal, même si son venin de
façon paradoxale, peut être utilisé pour guérir de certaines
affections. C’est pour cela que le serpent est utilisé
dans le caducée des médecins. Bien sûr, ce serpent auteur du mal est crucifié,
et le péché est mort avec lui, il est détruit avec lui. Il suffit de regarder
celui qui est mort au péché, et le Seigneur le sauve. Ce détail nous est
donné en fait pour nous annoncer sa mort. Il fait mourir le péché sur la
croix. Le mot « élever » utilisé ici, est le même que celui qui signifie « ressusciter
». Le Christ est vainqueur du mal, il est la source de toute vie, c’est
le rappel de notre foi en Jésus-Christ, notre sauveur. Il n’a pas seulement
enlevé les péchés, il est venu nous sauver, c’est à dire qu’il a donné sa vie
pour nous. Ainsi, il nous fait participer à la sainteté même de Dieu, car nous
sommes tous appelés à la sainteté.
- « Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a donné son Fils…» Dieu a un
amour infini pour l’homme pécheur et pour toute l’humanité. La seule religion
qui aille jusque là, c’est la nôtre, la religion catholique. Il a envoyé
son Fils unique qui est mort et ressuscité. Dieu aime l’humanité et va jusqu’à
s’abaisser jusqu’à nous, il prend la condition humaine. Il va accomplir
notre vie pour le bonheur et la perfection. Ceci est vrai pour nous et
pour tous les autres hommes, pour tous les pécheurs, et ceux que l’on a du
mal à aimer. Nous pouvons ne pas être d’accord avec les idées des autres,
ou leurs manières de faire, mais nous devons toujours les aimer et vouloir
qu’ils soient sauvés.

- « Celui qui croit échapper au jugement est déjà jugé » Ce n’est pas
celui qui ne croit pas, qui est condamné, mais celui qui ne veut pas croire,
ce qui est différent. Le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur, il respecte
notre liberté. Le Seigneur propose le salut, il ne l’impose pas, et nous
avons chacun à répondre à cette proposition. Beaucoup de personnes ne
sont pas responsables de leur ignorance, mais elles ne connaissent pas
Dieu, aussi nous non plus, nous n’avons pas à juger les autres. Pour le
jugement dernier, c’est la même chose. L’enfer est en effet une preuve de
l’amour de Dieu, car c’est l’homme avec sa conscience qui choisit d’y
aller, en disant : « Non, je ne veux pas de ton amour », il faut cependant
qu’il ait assez de connaissance pour pouvoir dire « non », assez de liberté
également, pour dire « non » en face de Dieu, ce qui semble une situation
assez rare. L’enfer existe, j’espère qu’il n’y a personne dedans. Le
Seigneur fait appel à notre liberté, tous les hommes sont pécheurs et imparfaits,
il s’agit de faire de notre mieux et chaque jour de repartir avec une
grande confiance dans l’amour infini du Seigneur.




Composition du Bureau :

Pierre GANDON a été élu président lors de l’Assemblée Générale de
Mars 2009, en remplacement d’Alain LELOT, qui demeure membre du
Bureau.
Geneviève ADENIS-LAMARRE, Justine POURRAT et Patrice RAYNOT,
vice-présidents, Henri-Benoit OUDIN, trésorier, Benoist BRISSET,
secrétaire.
Nous remercions Joël BLAUD, Laurent METAIS et François MOREAU
d’avoir accepté de rejoindre le Bureau avec François GERBIER, Jean-
François BEYSSAC, Jean CHENEBAULT, Patrick BERTHOME et le père
Jérôme de la ROULIERE.