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EURL E-CHOPPES
Marie-Claire VINET,
soeur consacrée
Nous avons retrouvé avec joie, Marie-Claire VINET, soeur
consacrée de la Communauté de l’Emmanuel que nous connaissions
bien sur Poitiers, et qui a travaillé durant six années aux
Feuillants à la Pastorale, de 1990 à 1996. Elle avait été
embauchée par l’établissement, afin de succéder à soeur
Colette PEDONE, qui en était responsable et partait en
retraite. Très vite, elle a vu ses heures
de présence se réduire, au point de ne
plus pouvoir vivre de son travail, jusqu’à
ce que la Communauté de l’Emmanuel lui
redonne un autre service d’Eglise, dans
un autre diocèse. Elle est à l’origine de
SOS prière, que vous connaissez peutêtre.
Ce service de prière par téléphone
fonctionne 24 heures sur 24 heures,
et 7 jours sur 7, dont le n° est le 0820
366 312 et peut vous rendre service. Il
a été créé il y a 30 ans maintenant, par
Pierre GOURSAT le fondateur de la
Communauté de l’Emmanuel, maintenant
décédé, et Marie-Claire. Il fonctionne
sur toute la France. La personne qui
vous répond est en prière, elle adore le
Seigneur devant le Saint-Sacrement exposé. Merci Seigneur
pour ce service généreux et qui sauve des âmes.



« La prière à l’école de Jésus et de Marie ». Voici
l’enseignement donné cet été par Marie-Claire VINET :
Tous les moments sont bons pour prier, un quart du catéchisme
de l’église catholique est consacré au thème de la
prière. L’on peut prier sans cesse. On apprend ainsi que la
liturgie des heures peut structurer
notre journée et que le bréviaire
n’est pas réservé aux seuls
prêtres et religieux. Le « benedicite
» et les grâces ont leur place
dans un foyer chrétien. La prière
est la vocation du chrétien depuis
le baptême, car depuis ce jour, il
est greffé sur le corps du Christ,
pour être en dialogue avec le Père
et le Saint Esprit afin que les autres
soient attirés par Jésus. Le
baptisé devient ainsi : prêtre pour prier, prophète pour parler,
et Roi pour être serviteur.
Il s’agit seulement de nous tourner vers Dieu. Ste Thérèse
nous dit quand elle prie : « Je ne dis rien, je l’aime » On peut
se tourner vers une icône, une image, une croix, une église,
vers quelque chose qui élève l’âme. Jésus alors va me tourner
vers le Père, comme un parfum, en un clin d’oeil. L’Esprit nous
fait alors penser à quelque chose, nous rappelle à l’esprit telle
personne, c’est une motion de l’Esprit-Saint qui nous dit de
téléphoner, d’écrire à tel ou tel…

La prière de l’effusion de l’Esprit est une actualisation de
la Pentecôte, quand Dieu le veut, on reçoit cette grâce. Après
cela, on saisit que Jésus est vivant intérieurement, alors qu’il
vient de disparaître extérieurement. Dieu met en nous le
désir de la prière, il nous attire. Comme Abraham qui marche
en présence de Dieu, l’écoute, lui obéit, et continue à croire à
la fidélité de Dieu, Dieu nous confie ses projets, et nous
devenons ses collaborateurs.
La prière des prophètes (comme Moïse et Abraham) sera
présente jusqu’au dernier jour de leur vie, car ils ont appris à
être en dialogue avec Dieu, pour le salut du monde.
Jésus demandait à Soeur Josefa Menendez,
religieuse du Sacré-Coeur du couvent des
Feuillants (à côté de chez nous), « Que faistu
? » au lieu de me dire : « J’ai ouvert la fenêtre
» il faut me dire : « Je viens de l’amour et
je vais à l’amour ».

Jésus à Gethsémani prend toutes nos
angoisses, toutes nos tentations. Ste Thérèse
de l’Enfant Jésus, quant à elle, a trouvé le
levier qu’il lui fallait pour soulever le monde,
c’est la prière. Jésus a vécu sa passion, non
dans l’amertume, mais intimement uni à l’amour de son père.
Au pied de la croix, Marie a fait le sacrifice de l’intelligence,
elle a posé un acte de foi, et c’est ce que nous devons faire
quand nous ne comprenons pas.
La parole de Dieu, c’est l’Ancien Testament, le Nouveau
Testament, la parole des saints, et les encycliques. Il nous
faut les lire et les méditer.

Notre prière est efficace, car elle est unie dans la foi à
celle de Jésus. Il n’y a que Jésus qui prie comme il faut. La
prière est efficace, car elle nous transforme petit à petit.
L’Esprit-Saint, sait ce qu’il convient pour nous, car nous ne
savons pas toujours ce qu’il faut demander.
En conclusion, il nous faut « un traitement de cheval », si
nous n’avons pas mis en place un temps de prière régulier dans
notre journée : noter sur notre agenda le lieu de la prière, la
durée, et s’y tenir. Il nous faut alors nous mettre en présence
de Dieu et l’adorer, tout partager avec lui, et penser à lui
offrir même nos distractions, car elles peuvent aussi être une
occasion de prier pour telle ou telle personne.